art contemporain - Galerie Nathalie Béreau
Accueil du site > Français > Département Photographie > Ralph Samuel Grossmann > Botanica / Lumière diffractée, 2012

Botanica / Lumière diffractée, 2012




Série Le Monde voilé
CV + Série Désirella

Pour en savoir +, disponibilités, prix >
Contact

Botanica / Lumière diffractée, 2012
Tirage C-Print n° (8 ex. + 1AP) et signé par le photographe
Toutes images Ralph Samuel Grossmann ©ADAGP Paris 2017


Botanica

RS Grossmann, Malva I+D (Mauve), RS Grossmann ©Adagp Paris 2012, courtesy Galerie Nathalie Béreau Ralph Samuel Grossmann, "Malva I+D (Mauve)"

RS Grossmann, Ranunculus i+d (Renoncule), RS Grossmann ©Adagp Paris 2012, courtesy Galerie Nathalie Béreau Ralph Samuel Grossmann, "Ranunculus I+D (Renoncule)"

RS Grossmann, Papaver i+d (Coquelicot), RS Grossmann ©Adagp Paris 2012, courtesy Galerie Nathalie Béreau Ralph Samuel Grossmann, "Papaver I+D (Coquelicot)"

RS Grossmann, Silene alba (silène) I+D, RS Grossmann ©Adagp Paris 2012, courtesy Galerie Nathalie Béreau Ralph Samuel Grossmann, "Silene alba I+D (Silène)"

RS Grossmann, Trifolium i+d (Trèfle), RS Grossmann ©Adagp Paris 2012, courtesy Galerie Nathalie Béreau Ralph Samuel Grossmann, "Trifolium I+D (Trèfle)"


Cette série photographique présente deux réalités coordonnées. Toutes parlent de l’effet de la diffraction de la lumière. Cet effet permet à la couleur d’être révélée.

Des friches urbaines existent dans toutes les villes. Elles sont souvent localisées autour des axes ferroviaires et des cours d’eau. Autour des axes ferroviaires elles constituent un vecteur de la dissémination des espèces florales. Mais pour en arriver là, il faut que les fleurs aient été vues par des insectes pollinisateurs. Elles jouent alors sur la couleur.

C’est l’incidence des rayons lumineux sur la surface qui restitue la couleur. Dans les objets que nous voyons autant que dans les capteurs numériques ou argentiques des appareils photos.
Les friches photographiées sont ainsi curieusement frappées d’un phénomène lumineux rémanent. A la fois décrites dans leur réalité, et subtilement altérées par de visibles diffractions lumineuses, elles s’offrent à une interprétation sur la nature du regard. Tout cadrage est déjà une modification du réel, une tentation de l’interpréter.

Sur ce prologue, l’artiste récolte dans ces friches urbaines, les plantes en floraison au long du printemps et de l’été 2011. Il dresse ainsi un catalogue de plantes sauvages qui peuplent ces endroits ingrats. Pour réaliser leur portrait, il reprend l’idée de la photographie d’identité.

Un fond blanc-gris, une lumière flash, une vision frontale de la plante. Elle est positionnée dans un vase de porcelaine blanche, elle est décrite dans son élévation, comme si nous la voyions de plein pied. Elle a été coupée et se fait photographier encore pleine de vie et de sève.
Ce geste simple, élève le niveau d’attention : il offre à la plante un podium pour qu’elle révèle son architecture unique et spécifique.

La plante est ainsi décrite selon son phénotype (apparence). La méthode botanique est systématisée au cours du 18ème siècle, dans le même temps que la porcelaine est développée en Europe. La série dans sa mise en scène de l’identité botanique, porte ce souvenir, mais s’ouvre aussi sur notre époque.

Car de chaque image six échantillons microscopiques sont prélevés et agrandis. Ils forment une vision microscopique de la diffraction des rayons lumineux dans la couleur des fleurs et des feuilles. Ainsi chaque plante est vue par deux images, en miroir l’une de l’autre.
Identité : macroscopie et Détail : microscopie. Réalité pure et interprétation subjective sont ainsi corrélées, associées. D’un côté le réel de l’autre la matière quasi picturale de la lumière diffractée.

Au final cette série nous invite à redécouvrir le foisonnement floral qui existe dans l’espace urbain autant que la sensation neuve que la connaissance scientifique peut apporter à notre sensibilité, à notre façon de regarder.

Les friches se révèlent dans la lumière et offrent un temps de respiration dans notre mode de vie urbain. L’image et son association mentale révèlent notre imaginaire contemporain.

La distance clinique de la photographie d’identité est déplacée, par la liberté des associations conceptuelles, vers un lieu poétique et sensible où chaque plante affirme avec ténacité sa couleur, son architecture, son caractère.
Ralph-Samuel Grossmann, juin 2012

RS Grossmann, Hugo-Preuss-Brücke, Berlin	/ Pont Hugo Preuss, Berlin

Ralph-Samuel Grossmann, Friche, Hugo-Preuss-Brücke, Berlin / Pont Hugo Preuss, Berlin



 
Accueil du site | Contact | Plan du site | Colophon | ©Nathalie Béreau | facebook Facebook |   English | Suivre la vie du site RSS 2.0