art contemporain - Galerie Nathalie Béreau

Le Monde voilé


news

Exposition Approche d’un territoire au 6, Mandel, Paris du 13 novembre au 13 décembre 2014



Toutes images Ralph Samuel Grossmann ©ADAGP Paris, 2014, courtesy Galerie Nathalie Béreau

Ralph Samuel Grossmann, Canoubiers
Ralph Samuel Grossmann, Canoubiers, (stratocumulus), C-Print, 103x140 cm

Tirages :
"Edition Collection" : 103x140 cm, C-Print, encadré, verre anti UV et anti-reflet, édition de 5 exemplaires
"Edition Privée" : 60x80 cm, C-Print, édition de 7 exemplaires
"Variations" : 2 compositions sélectionnées pour un tirage à 15 ex. chaque : Camarat et San Peire

Œuvres disponibles à la vente : prix, conditions de paiement et d’envoi en France ou à l’étranger, merci de contacter la galerie >
Contact

Série Botanica / Lumière diffractée
CV + Série Désirella



“A l’origine de la série Le Monde Voilé, une question : comment pouvons-nous voir la nature aujourd’hui ? Dans ces paysages photographiques les nuages occupent la majorité de l’espace visible.
Un élément abstrait translucide, inspiré de l’univers scientifique, imprègne le bas de l’image comme un mirage visuel et en détourne la lecture immédiate.” RS Grossmann


(...) Des paysages à l’horizon très bas, dépourvus, comme il se doit de nos jours, de tout pittoresque, réduits parfois à de simples silhouettes, presque des diagrammes. Chacun, présenté avec son nuage, interroge le spectateur sur les raisons mystérieuses de son choix. Vu sous cet angle, le bandeau qui se superpose à la photographie, délicatement dessiné au pinceau numérique mais faisant habilement oublier le travail de la main pour prendre l’apparence d’une analyse spectrale ou d’un code barre, apparaît comme une sorte d’ADN du paysage sélectionné, affirmant son caractère unique et irremplaçable tout en rappelant les millions d’autres combinaisons possibles. Les composants sont comme identifiés, leurs proportions mises en évidence. De même que le nuage, méconnaissable après quelques secondes, le spectre coloré est l’image même de la variabilité. (...)
Ici les stries parallèles ne sont-elles pas la signature chimique de quelque composant malsain, identifié en bord de Méditerranée ou sur les plaines d’Alsace ? On parle tant de la disparition des paradis terrestres, mis à mal par les rejets de l’activité humaine et les dérèglements climatiques. Peut-on encore regarder la nature sans y penser ? C’est en entrant dans cette préoccupation du rapport au monde que l’on quitte le premier niveau de lecture de l’œuvre de Ralph Samuel Grossmann. Les problèmes d’optique et de climatologie oubliés, nous nous retrouvons en compagnie d’un homme qui contemple la nature avec une obstination et une ferveur auxquelles nous n’étions plus du tout habitués.(...)
©Laurent Salomé, directeur des musées de Rouen
Extrait du catalogue Le Monde voilé, exposition du Musée de Rouen, 2009



 
Accueil du site | Contact | Plan du site | Colophon | ©Nathalie Béreau | facebook Facebook |   English | Suivre la vie du site RSS 2.0