art contemporain - Galerie Nathalie Béreau
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Avril-mai 2016 : L’empire du trait de Christelle Téa



Christelle Téa
l’empire du trait
encre de Chine, aquarelle

Exposition
09 avril - 29 mai 2016


Lieu : Chai Pierre & Bertrand Couly
1, rond-point des Closeaux, Route de Tours - 37500 Chinon
Tél : 02 47 93 64 19
Entrée libre tous les jours : 10h-12h30 / 14h-18h30
www.pb-couly.com / contact@pb-couly.com

Commissaire de l’exposition / presse :
Galerie Nathalie Béreau, Chinon
Présente sur RdV / Tél pro : 06 79 71 26 44

A l’occasion des 5 ans de l’inauguration du Chai Pierre & Bertrand Couly, la Galerie Nathalie Béreau a souhaité pour cette année une programmation originale, offrant aux visiteurs, amateurs d’art ou néophytes des surprises et des découvertes, des rencontres, tout comme savent le faire dans leur domaine les viticulteurs qui accueillent depuis 2011 les amateurs de vin, spécialistes ou non ainsi que l’art contemporain dans les murs de leur nouveau Chai.
La démarche, singulière pour la Région méritait donc d’être fêtée !

Pour commencer cette programmation, la galerie propose une première avec la présentation d’un ensemble d’œuvres de l’artiste Christelle Téa, sous le titre l’empire du trait.
Réunissant des dessins à l’encre de Chine et à l’aquarelle, l’exposition présentera une galerie de portraits et de paysages urbains ou natures mortes en noir et blanc et en couleur.

Jeune diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 2015, Christelle Téa a déjà exposé son travail mais l’ensemble réuni pour l’occasion sera l’opportunité de découvrir un univers à travers un trait déjà bien affirmé, et par le regard aiguisé de l’artiste sur l’humain et son environnement.
La question du titre de l’exposition est venue naturellement en voyant les compositions de chaque portrait : centré sur une large feuille blanche format raisin, un visage apparaît, puis un corps, en pose de manière très classique, retrouvant ici les portraits de commande, avec, - cernant l’homme ou la femme observé - ce qui les caractérise ou ce qu’il/elle a envie de montrer dans un foisonnement vertigineux.

Christelle Téa, Machine à écrire Yost, Musée des Arts et Métiers, 2016, encre de Chine et aquarelle sur papier, 25,2 x 25,2 cm Christelle Téa, Machine à écrire Royal, Musée des Arts et Métiers, 2016, encre de Chine et aquarelle sur papier, 25,2 x 25,2 cm

Le portrait devient source de recherches sémiotiques, sociologiques, mettant en avant une profession, une passion, l’humain devenant l’objet parmi l’objet, comme s’il se fondait dans cette masse inanimée (livres, meubles, tapis, Cd, etc.) qui le définit par défaut.
Le trait est uniforme entre le modèle et ce qui l’entoure, pas de limite, pas de différenciation entre l’animé et l’inanimé, tout vient sur un même plan, une équivalence, une valeur similaire. Une symbiose semble opérer.

Le traitement du dessin directement à l’encre de Chine sans croquis préparatoire, sans filet, obligeant l’artiste à recommencer sur une nouvelle page blanche si elle n’est pas satisfaite est de l’ordre de la performance.
Les traits sont minutieux, infinis, petits, serrés, comme sortis du laboratoire d’un scientifique qui vous scruterait au microscope. L’œil de Christelle Téa est agile, se fait inquisiteur mais avec bienveillance, parfois une question fuse pendant la séance, parfois un mot réveille le modèle qui découvre l’art de la pose.
Quoi donner à l’artiste qui nous regarde ? La perfection, le doute, la rêverie, le meilleur de soi, jusqu’à baisser les armes, pour qu’elle arrive à capter ce qui fait l’âme d’un portrait. Reviennent alors en mémoire des questions à propos des portraits anciens, du rapport de l’artiste au modèle, de l’art du dessin, de la fugacité du moment de la pose qui va donner malgré tout au portrait son intemporalité.

Le dessin, le portrait sont des arts millénaires, alors comment un artiste d’aujourd’hui - à l’époque des selfies ! - peut en faire son propre moyen d’expression moderne, renouvelant cet art ?
C’est aussi l’accumulation des portraits qui donne au travail de Christelle Téa sa singularité.
Densité, toujours.
Que l’on retrouve dans des dessins réalisés en Chine (pays d’origine de sa famille) lors d’un voyage en 2014 où elle a immortalisé entre autre ce qu’elle découvrait, en particulier les marchés et les hutongs (ensemble constitué de passages étroits et de ruelles de l’époque des Yuan, à Beijng principalement), aujourd’hui détruits ou en voie de disparition.
On y retrouve le même art de l’observation, du trait jusqu’à l’épuisement, sans ombre marquée, où tout semble en flottement. Une autre manière de portraiturer.
L’art de cette jeune artiste nous amène à flotter au-delà de notre réalité, comme si nous émergions d’un univers blanc et pur, où chaque moment se réinvente.
Le portrait est peut-être une façon de faire le point, notre introspection, guidé par l’artiste.
Nathalie Béreau, mars 2016

Christelle Téa, marché Xiyuan, maïs et patate, 2014, encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm Christelle Téa, connection Hutong, 2014, encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm



Christelle Téa

Entre 2010 et 2015, elle a été élève dans l’atelier de Patrick Tosani et de Jean-Luc Vilmouth aux Beaux-Arts de Paris où elle a également suivi les cours de Philippe Comar et Didier Semin.
Diplômée du DNSAP (Diplôme Nationale Supérieure des Arts Plastiques) avec Félicitations du jury aux Beaux-Arts de Paris en juin 2015.
Son travail s’articule essentiellement autour du dessin et de la photographie.
Passionnée de musique (elle pratique le chant lyrique au Conservatoire du XVI), elle a réalisé une série de dessins de chanteurs et d’instrumentistes de l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, dessins qui ont été exposés à la médiathèque de l’Opéra Bastille en mai 2012.
Par ailleurs, combinant montages photographiques et dessins, elle a réalisé de grandes fresques à la craie sur tableau noir, inspirées d’airs d’opéra comme Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach ou encore Faust de Gounod, dans lesquelles elle se met elle-même en scène.
Travail qu’elle compte développer.
Elle est l’auteur de plusieurs performances chantées, notamment Carte Blanche à la Chapelle des Petits-Augustins au Beaux-Arts de Paris, en 2011, et, Lady, à l’amphithéâtre d’honneur et à l’amphithéâtre de morphologie aux Beaux-Arts de Paris en 2012.
En 2014, elle a effectué un séjour d’étude de six mois aux Beaux-Arts de Pékin (CAFA). Lors de ce séjour, elle a réalisé de nombreux dessins sur le vif dans la ville, dans les musées, dans les hutongs, sur les marchés et dans les rues.
Depuis un an, elle se consacre à réaliser des portraits dessinés sur le vif de personnalités diverses (artistes, collectionneurs, artisans, scénographes, chefs d’orchestre, instrumentistes, fonctionnaires, historiens, etc.).
Elle les représente dans leur atelier, leur bureau ou chez eux, attachant une attention toute particulière au cadre dans lequel ils travaillent ou vivent, appréhendé comme l’expression de leur personnalité. Ce sont des portraits en situation où le modèle est toujours figuré dans son « milieu ».

Cette série de portraits est réalisée sur des feuilles de format raisin (50 x 65 cm), à l’encre de Chine, sans dessin préparatoire ni repentir.
Elle ne cherche pas le réalisme au sens photographique, bien au contraire.
Pour elle dessiner, c’est choisir – choisir dans la complexité du réel les éléments les plus signifiants. C’est-à-dire décanter la réalité pour faire surgir l’essence de ce qu’elle perçoit. Chaque dessin lui demande entre quatre et dix heures de travail.

Christelle Téa, connection Hutong, 2014, encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm Christelle Téa, marché Xiyuan, maïs et patate, 2014, encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm


CV Christelle Téa
Née en 1988

Études : École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris – 2010-2016.
Diplôme : DNSAP avec les félicitations du Jury, juin 2015.

Parcours
2009
Primée au Concours de Tunning Dunlop 24h du Mans, 3e prix européen.
Stage de graphisme à l’agence de communication Carlin International, Paris.
2012
Lauréate de la Bourse Diamond (pour son œuvre dessinée).
Exposition Prix Pierre David-Weill de l’Institut de France,Paris.
Exposition Jeunes Talents, à la Galerie Kartner, Paris.
Exposition collective au Théâtre 71, Pionniers à Igodstadt de Marieluise Fleisser, Malakoff.
Exposition personnelle Les Musiciens à la Médiathèque de l’Opéra de Paris (Bastille), Paris.
2013
Lauréate 2e Prix Art School Canson en dessin – Exposition Prix Art School, au 59Rivoli, Paris.
Exposition Habillage du sac recyclage de Nespresso, 75006 Paris.
Exposition personnelle à la Boutique Ralph Lauren – Parcours Saint-Germain, Paris.
2014
Lauréate Nespresso vu par les Beaux-Arts – exposée dans toutes les boutiques Nespresso en France.
Bourse d’études à la CAFA Beaux-arts de Pékin pendant 6 mois.
Exposition collective She Views Herself, Emerging women artists and self-portrait, fifth edition, à la Galerie du 6 Mandel, Paris.
2015
Lauréate du Prix du Portrait Bertrand de Demandolx-Dedons.
Exposition collective Tranmission, récréation et répétition, Palais des Beaux-Arts, Paris.
Workshop Nature and Me de Jean-Luc Vilmouth, Triennale d’art d’Echigo-Tsumari, Japon.
Fashion week, collection Prêt-à-porter Printemps 2016 d’Ilaria Nistri, dessinatrice d’événènement.
Nuit Blanche, Soirée dessinée au Centre d’Art Contemporain « 116 », Montreuil.
Exposition collective Lauréats des Prix des Amis des Beaux-Arts à la Fondation Brownstone, Paris.
Catalogue de Noël IX, édité par Marty de Cambiaire, place Vendôme, Paris. 2016
Performance dessinée aux Soirées dessinées au 59Rivoli.
Performance dessinée MUSEUM LIVE, sur une proposition de Jean-Marc Forax, au Centre Pompidou Paris, au 4e étage -24 mars de 19h-21h.
Salon du D-DESSIN Atelier Richelieu, Paris – 31 mars au 3 avril.
Exposition collective à l’Université Paris-Dauphine, Paris – 4 au 15 avril.
Exposition personnelle L’Empire du Trait au Chai de Couly à Chinon, Galerie Nathalie Béreau, 9 avril au 29 mai.

Publications
Code 2.0, Hors-série, Paris, ed. Les amis des Beaux-Arts de Paris, 2015, p.9.
Catalogue Noël IV, Paris, éditeur Marty de Cambiaire, 2015, double page de couverture et rabats, p.140-141.
Catalogue d’exposition Transmission, récréation et répétition, Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p.176-177.
Des artistes en leur monde, photographies par Marie-Paule Nègre, Paris, La Gazette Drouot, 2016, p.104-105.
Nature and Me, Eleven dreams, Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2016. Publications personnelles
Christelle Téa, Trait pour trait, Paris, Editions Nulla Dies Sine Linea, 2016. (132 pages). Préfaces de Pierre Bergounioux, Philippe Comar, Hélène Mugot et Jean-Pierre Poirier.



 
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