art contemporain - Galerie Nathalie Béreau

Juillet-Septembre : Femmes de Loire



Exposition 12 juillet - 27 septembre 2015

Femmes de Loire, photographies de Jean-Luc Péchinot
+
œuvres de Elsa Guillaume / Agnès His / Carole Marchais / Maryline Pomian / Isabelle Tournoud


Chai Pierre & Bertrand Couly
1, Rond-Point des Closeaux, Route de Tours - 37500 Chinon
Tél : 02 47 93 64 19
Entrée libre tous les jours : 10h-12h30 / 14h-18h30
www.pb-couly.com / contact@pb-couly.com

Commissaire de l’exposition :
Galerie Nathalie Béreau, Chinon / nbereau@hotmail.fr/ Tél pro : 06 79 71 26 44


L’exposition de l’été organisée par la Galerie Nathalie Béreau au Chai Pierre & Bertrand Couly à Chinon présente de manière exceptionnelle dans le chai de vinification un ensemble de 32 montages photographiques réalisés par Jean-Luc Péchinot.
Sur le principe d’une femme, d’un lieu et d’un adjectif les caractérisant, Jean-Luc Péchinot a parcouru les rives du fleuve et photographié des femmes de 1 à 99 ans ...
Cette série intitulée Femmes de Loire a été le fil conducteur pour réunir en contrepoint des œuvres d’artistes contemporaines dans la salle d’accueil et de dégustation du chai : Elsa Guillaume, Agnès His, Carole Marchais, Maryline Pomian, Isabelle Tournoud.
S’inspirant librement de ce que pouvait leur évoquer la Loire, un fleuve, l’eau, la féminité, elles ont répondu à l’invitation, créant des œuvres murales ou sculptées avec une grande diversité de techniques : aquarelle, céramique, végétaux, fil de pêche, papier à cigarette...

L’exposition présentée jusqu’au 27 septembre, ouverte tout l’été ainsi qu’aux Journées européennes du Patrimoine sera l’occasion en descendant dans la partie chai de vinification de découvrir une architecture nouvelle et originale.

Jean-Luc Péchinot, spécialiste de la Touraine, journaliste et photographe principalement pour Le Magazine de la Touraine, puis maintenant pour la Tourang’l ou pour France 3, a également publié des ouvrages sur la région, la parcourant de manière incessante, avec curiosité révélant son patrimoine, sa nature et toutes ses richesses.
Ses photographies Femmes de Loire ont déjà été exposées à Tours.
Les présenter à Chinon cette année offrait l’occasion d’en découvrir une sélection de manière originale puisque chacune d’entre elle est présentée devant une cuve du chai.
Le visiteur a ainsi l’impression de visiter une galerie majestueuse de portraits en partant de la source du fleuve à Gerbier-de-Jonc jusqu’au moment où il se jette dans l’océan à St Nazaire.
Plus de mille kilomètres d’un parcours aux rythmes différents créant un paysage singulier, celui du dernier fleuve qu’on peut considérer comme vivant en France.
Cette beauté a été magnifiée aussi bien par les poètes (Maurice Genevoix) que par les peintres (Max Ernst). Par le jeu de la photographie, Jean-Luc Péchinot joue sur un double portrait : celui du fleuve associé à chaque fois à une femme liant les deux par un adjectif qui les qualifie, les réunissant et créant ainsi une nouvelle identité, jouant sur l’ambiguïté de la métaphore possible entre ces deux entités féminines confrontées l’une à l’autre.

Jean-Luc Péchinot, Femmes de Loire, photographie, Libre, 2010

Elsa Guillaume, jeune diplômée de l’ENSBA à Paris (2013) et ayant déjà exposé au Chai de Pierre & Bertrand Couly cet hiver (première exposition personnelle en France), propose deux céramiques et des aquarelles où le cannibalisme ludique et le rodéo sur poisson seraient les ultimes paroxysmes du fleuve, dans ce qu’il a de sauvage ! Mais cela, à travers une vision résolument fantasmée et un style qui peut se vouloir naïf et espiègle et cependant très réfléchi, le tout avec un naturel joyeux.
Actuellement, toutes les créations de l’artiste, que ce soit en dessin, gravure ou sculpture dénotent une recherche attentive et cultivée sur l’insularité, le découpage (tendance dissection), le rapport de l’humain à la nature (essentiellement aquatique) et par là même à notre propre nature.

Elsa Guillaume, Rodeo, céramique pièce unique, 2015

Agnès His, installée dans la région - plus précisément à Crouzilles - connait bien les paysages et le fleuve pour s’en inspirer très librement entre autre dans ses dernières créations comme les Buissons.
De la terre à l’eau, ou comment évoquer à travers le grès noir recouvert d’engobes le mouvement ondulatoire de ce fleuve si capricieux et changeant ? Par petites touches sculptées, l’artiste nous propose une installation de divers éléments qui ont été créé séparément mais qui peuvent former une sorte de sarabande de feuilles flottantes, de l’élément isolé - la feuille - à l’ensemble - le buisson. Ponctuée de rochers également en grès noir cette installation nous donne à imaginer le fleuve glissant avec les feuilles d’automne aux teintes rouge et ombres blanches qui l’accompagnent.

Agnès His, Buisson Vie, céramique, pièce unique, 2015

Carole Marchais "Territoire ...
Le territoire, élément incontournable de mon travail, sujet et/ou objet de mon travail. Les sculptures ou les installations s’inspirent souvent d’un lieu, d’un territoire. Ils naissent de rencontres.
Les "arbres" proviennent d’une installation, créé à Chinon en 2009. Le cercle à l’horizon, est dans la suite du travail réalisé pour mon exposition personnelle chez PB Couly en 2012. Une nouvelle série commence, toujours en partant du cercle mais cette fois ci avec des fleurs sèches et vernis. Le cercle, comme un focus, le cube, comme un cadrage ...
Les végétaux, la trace sensible de la nature, de ce qui me touche sur ces territoires parcourus ..."
On retrouvera donc à l’exposition trois sculptures disposées aux murs :
deux Cercles créés avec des cercles de barrique, ainsi qu’une installation de 16 cubes formant ainsi un nouveau paysage.

Carole Marchais, Ligne de vigne, 2009, Installation 2015, 16 Cubes 13,5, Rafle, fil de fer recuit, résine

Maryline Pomian a sélectionné pour l’exposition 4 œuvres : deux reliefs et deux sculptures toutes en papier à cigarette, la seule matière sculptée par l’artiste. Entre Bosquet royal et Rivage, l’artiste nous emmène de manière poétique à flâner le long de cette Loire qu’elle connait bien et qui lui rappelle des souvenirs d’enfance. Entre le sauvage et la culture royale, le fleuve se métamorphose sans cesse. L’artiste par la grâce de ses sculptures aux couleurs diaphanes à la fois pâles et translucides donc, évoque de manière abstraite mais sensible une nature qu’elle sublime.

Maryline Pomian, Cocon, papier à cigarette sous plexiglas, 29 x 15 x 13,8 cm, 2013

Isabelle Tournoud a réalisé deux œuvres qui sont le début d’une nouvelle série intitulée Au fil de l’eau. Pièces uniques, inspirées de la broderie traditionnelle, l’artiste en a respecté les codes mais a utilisé comme fil, le fil de pêche qui correspond chacun à un poisson en particulier : marron pour du sandre, vert pour le brochet, les deux se trouvant dans la Loire. Réunissant ses recherches sur la parure de l’enfant ou de la femme, l’artiste y associe le fleuve comme vecteur de vie.

Isabelle Tournoud, Au fil de l’eau, broderie au fil de pêche sur toile de lin, cerceau en bois, 2015
n°1 - Pèche au sandre, diamètre 25 cm / n°2 - Pèche au brochet, diamètre 32 cm
Pièces uniques


 
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