art contemporain - Galerie Nathalie Béreau

La cella moderne




Attention ! Images sensibles !

Série La Cella moderne, 2008-2013, tirage pigmentaire contre-collé sur aluminium
Edition numérotée et signée par le photographe à 12 exemplaires tous formats confondus
(4 exemplaires par format) : 24 x 32 cm, 50 x 66 cm, 100 x 133 cm, un variable selon la prise de vue.
© Philippe du Crest, 2013

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Nuits de Pierrevert
Le palmarès 2015 : prix spécial du jury Philippe du Crest pour sa série ["La cella moderne"


La Cella Moderne par Philippe du Crest, 2008-2013

La nouvelle série de photographies de Philippe du Crest, La Cella Moderne, nous emmène comme son nom l’indique au cœur même du temple de ce qui aujourd’hui pourrait être le symbole de notre rapport au corps, à la maladie, rapport dévié car aujourd’hui en mutation ; lieu hybride empli de mystère, inaccessible, au secret, et porteur en retour de "normalité" - celle de l’éradication de la maladie, de la blessure, voire du vieillissement.
Partant de ce constat, et développant cette deuxième série qui l’éloigne du portrait qui est la ligne maîtresse de ses pérégrinations photographiques, Philippe du Crest établit là, de manière rare et extrêmement sophistiquée, une mise en vue de ce qui ne se dévoile jamais.
Rare moment donc, de pouvoir entrer dans l’antre de l’ogre : la comparaison s’imposait par l’aspect violent, sanguinaire, - de fait -, absolument au cœur de la chair, où le corps de l’un doit s’abandonner aux mains de l’autre pour mieux ressurgir.
Des images refont alors surface : Le Boeuf écorché de Soutine, ou bien celui de Rembrandt, le Christ mort de Philippe de Champaigne.
Une sélection de ses prises de vue s’est alors imposée au photographe pour ne laisser visible que ce qui fait la quintessence de ce travail : en anglais on utiliserait le terme de still life, en français la nature morte, mais dans ce contexte si particulier, l’expression semble mal appropriée. Et pourtant, en utilisant ces termes, il est entendu que ces photographies font de nouveau écho à la peinture, à certaines représentations du XVIIe siècle, en particulier celles relevant du clair-obscur.
Ses compositions, extrêmement épurées laissent deviner l’essentiel : là où se situe l’action, les lignes de force, les mains comme arrêtées dans leur mouvement, les couleurs claquantes puis tout autour l’halo protecteur qui s’estompe, avant d’être emporté par un noir profond.
Philippe du Crest aurait pu faire un reportage en milieu hospitalier, mais sa préoccupation plus d’ordre plastique l’amène une fois encore à montrer une image qui, dépouillée de ses références actuelles technologiques, a en elle une certaine intemporalité qui nous la rend immédiatement sensible et familière.
Nathalie Béreau, novembre 2013

CV et série Agents de Lumière



 
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