art contemporain - Galerie Nathalie Béreau
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SEPTEMBRE 2011 : Entrelacs de Laurence Bruxelle-Montamat




Laurence Bruxelle-Montamat
Entrelacs, peinture

Exposition du 08 septembre au 1er octobre 2011

Lieu : Le 6, Mandel, PARIS
6, avenue Georges Mandel 75116 Paris M° Trocadéro
(entrée par le 1, rue Greuze)
Horaires d’ouverture pendant les expositions :
du mardi au samedi de 14h30 à 19h
(sauf en cas de privatisation ponctuelle du lieu)
Tél : 01 42 27 27 93
www.6mandel.com

Contacts :
Jean-Christophe Stöerkel (Le 6, Mandel) : Tél. 01 42 27 27 93 - contact@6mandel.com
Patrick Chalain, agent de l’artiste : Tél. 06 10 41 03 96 - pchalain@yahoo.fr

Laurence Bruxelle-Montamat, Au fil de l'eau, 2010, acrylique sur toile, 80 x 80cm (détail)
Laurence Bruxelle-Montamat, Au fil de l’eau, 2010, acrylique sur toile, 80 x 80cm (détail)

Pour sa première exposition personnelle d’envergure à Paris, Laurence Bruxelle-Montamat présente une sélection de peintures récentes - de 2009 à 2011 - qui sera présentée au 6, Mandel.
Une vingtaine de toiles - aux mesures variables passant d’un 160x120 cm à des dimensions plus intimes - viendront se poser sur les cimaises. L’artiste est ainsi très à l’aise dans des formats aussi différents ce qui n’est pas une évidence mais peut s’expliquer par sa démarche spécifique de peinture.
Dans ces nouvelles toiles, Laurence Bruxelle-Montamat peint dans un premier temps les fonds à l’acrylique, recouvrant successivement les couches les unes après les autres, laissant apparaître des transparences, des nuances de teintes, grattant la matière, tels des palimpsestes.
Viennent ensuite ce qu’elle nomme ses fils de couleur - toujours à l’acrylique - qui prennent tout leur sens au propre comme au figuré. Sur la surface apparaît effectivement des entrelacs structurés de fils, de méandres, de chemins qui nous amènent à nous perdre visuellement comme dans un labyrinthe. Le fond de la toile disparaît alors plus ou moins selon si l’artiste le recouvre quasi entièrement ou bien si elle s’en sert comme cadre à ses motifs. On peut évoquer l’art Islamique et ses décors tapissant mais sans la rigueur géométrique, l’artiste dénouant ses couleurs comme de multiples promenades.
Des fils comme "tressés, entortillés, croisés, enchevêtrés, tissés", aux teintes multicolores jouent de contraste avec le fond ou bien se fondent dedans subtilement.
Laurence Bruxelle-Montamat ne travaille donc plus dans le figuratif comme auparavant mais s’échappe dans des paysages abstraits, sorte de mandalas, propres à elle-même.
Et pour citer Henri Michaux, l’artiste aborde sa toile comme la résultante "de centaines de fils parcourus de tremblements électriques, spasmodiques, (et) c’est avec cet incertain treillis pour face que le Meisodem angoissé essaie de considérer avec calme le monde massif qui l’environne". (La vie des plis) C’est un mouvement incessant entre surface et profondeur de la matière, entre le visible (la représentation) et l’invisible (la construction de la toile), un jeu de renoncements successifs de l’artiste jusqu’au choix décisif d’achever sa toile. "J’étale mes émotions, je les vois se noyer dans la matière et la couleur ; je les effleure, les caresse, les griffe, les rature, enlève encore, passe et repasse, les vois ressurgir différentes, les oublie, les retrouve dans un mouvement éternel et infini d’une quête absolue." Les toiles de Laurence Bruxelle-Montamat retranscrivent une émotion à laquelle elle renonce pour nous la transmettre, ultime lien de l’artiste au regardeur ?
Nathalie Béreau, juillet 2011



 
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