art contemporain - Galerie Nathalie Béreau
Accueil du site > Français > Archives Expositions > Expositions 2014 > Le 6, Mandel > Exposition septembre-octobre : Blanc // Parure et métamorphose

Exposition septembre-octobre : Blanc // Parure et métamorphose



Découvrir l’exposition en vidéo :

http://newsarttoday.tv/expo/galerie-6-mandel-stephanie-jacques-kimiko-yoshiba-isabelle-tournoud/


Blanc//parure & métamorphose
White//robe & hide

Exposition du 11 septembre au 18 octobre 2014

Stéphanie Jacques, sculpture
Isabelle Tournoud, sculpture
Kimiko Yoshida, photographie et sculpture

Le 6, Mandel
EXPOSITIONS – PRIVATISATION POUR EVENEMENTS – CHAMBRE D’HÔTE
6, avenue Georges Mandel - 75116 Paris - M° Trocadéro - Tél. 01 42 27 27 93 - www.6mandel.com
Exposition : Entrée par le 1, rue Greuze, du mardi au samedi de 14h30 à 19h00
sauf en cas de privatisation ponctuelle du lieu :

Contacts :
Jean-Christophe Stöerkel (Le 6, Mandel) : Tél. 01 42 27 27 93 - 06 09 84 77 05 - contact@6mandel.com
Commissaire de l’exposition/presse :
Galerie Nathalie Béreau (Chinon) : Tél. 06 79 71 26 44 - nbereau@hotmail.fr
> Pour l’artiste Kimiko Yoshida : Sitor Senghor ((S)ITOR) : Tél.06.11.62.01.63 - sitor.senghor@orange.fr

Visuel : © Kimiko Yoshida / © J.-P. Ruelle pour Stéphanie Jacques


L’exposition : Blanc//parure & métamorphose
White //robe & hide

En cette rentrée 2014, le 6, Mandel et la Galerie Nathalie Béreau proposent une exposition dont la ligne directrice d’évoquer le blanc a eu pour corollaire le choix de trois artistes dont le principe de détournement donne à voir des œuvres où l’illusion sert de moteur pour masquer soit une identité soit une absence. Elle nous interroge sur ce que ces artistes dévoilent de leur conception du corps, du portrait, bref de la représentation, à travers la parure (robe, chaussure, coiffe) et également de leur travail de la matière, qui une fois réinventée laisse libre cours à de multiples métamorphoses possibles.

L’exposition est donc l’opportunité d’aller au-delà du simple jeu de réunir des artistes autour d’une couleur, le propos s’enrichissant, permettant d’établir un dialogue entre les artistes qui chacune aborde spécifiquement cette translation (notion de traduction et de mouvement).
Stéphanie Jacques : première exposition à Paris de cette artiste belge, avec sept sculptures dont certaines inédites, spécialement réalisées pour l’exposition. L’artiste travaille essentiellement l’osier recouvert en partie de gesso (enduit à base de plâtre et colle animale), Isabelle Tournoud : choix de cinq sculptures en monnaie-du-pape, sel, sable, graines de coquelicots blancs et coquilles d’œufs, statues comme pétrifiées dans le temps, en matières improbables détournées, Kimiko Yoshida : ensemble d’une douzaine d’autoportraits, œuvres photographiques mais également sculptures en verre soufflé de Murano. Le 6, Mandel a déjà présenté des œuvres d’Isabelle Tournoud, mais avec cette nouvelle exposition, c’est un autre dialogue qui se profile, chaque artiste questionnant l’autre par jeux de miroirs aux reflets plus ou moins distendus.

Dans cette proposition, le blanc se décline donc à l’infini :
du pur blanc laiteux des photographies et miroirs en verre de Murano sans reflet de Kimiko Yoshida, au blanc de gesso qui enrobe les formes autoportantes de Stéphanie Jacques, en passant par le blanc nacré, irisé des grains de sables ou monnaie-du-pape des robes d’Isabelle Tournoud.
On atteint un certain paroxysme avec l’autoportrait en noir de Kimiko Yoshida - clin d’œil également au négatif qui est l’essence même de la photographie.

A propos du détournement opéré, il est soit plastique soit conceptuel. Dans les deux cas de figure, les artistes dévoilent finalement une part de leur intimité que tout un chacun peut aussi s’approprier.
Dans les autoportraits de Kimiko Yoshida, les vêtements et autres atours féminins sont systématiquement détournés pour servir de parure réinventée dans une mise en scène dont la prise de vue sera l’unique témoin.
Stéphanie Jacques crée des formes librement inspirées de la forme "robe", en osier tressé prolongement du vide initial, laissant des espaces s’installer, comme une respiration.

La robe n’est plus qu’un prétexte à l’image d’un corps en distorsion (référence invitation / Miss Métonymie I, osier, enduit, fil, 2012, 35 x 56 x 23 cm, pièce unique), comme disloqué, qui semble être le prolongement quasi naturel de la colonne vertébrale ou bien d’un autre corps, gémellité contrariée (différence de couleur) devenu mouvement dans l’espace (Ill.2 : Sans titre, osier, enduit, 2014, 9 x 25 x 28 cm, pièce unique).
Isabelle Tournoud travaille sur l’idée du vêtement féminin ou liée à l’enfance laissant supposer qu’un corps y est passé, les plis du vêtement conférant une présence proche à jamais figée dans le temps.

JPG - 60.9 ko
Isabelle Tournoud, exposition Blanc, Le 6, mandel galerie Nathalie Béreau

Isabelle Tournoud, Petite fille du vent, 2010, monnaie-du-pape, 100 x 40 x 16 cm, pièce unique

Jeu de cache-cache avec la réalité ou principe de substitution, ce que la parure peut impliquer, devenant ainsi masque, carapace.
Absence aussi – celle du corps ou du visage, puisqu’invisibles ou cachés - et qui tout d’un coup deviennent un miroir pour le visiteur qui prend pour lui l’interrogation de l’artiste sur ce qu’il est, renvoyant à son acceptation du corps et à la question d’identité.

Enfin, le langage, l’usage des mots sont importants dans le processus de travail des trois artistes.
Kimiko Yoshida définit ainsi une de ses séries de photographies sous le titre générique de Peinture. Autoportraits ce qui pose déjà plusieurs questions quant à sa perception de la représentation, mais qui renvoie également au titre de chaque photographie librement inspirée de peintures anciennes emblématiques ou marquantes de la culture occidentale.
Ainsi Peinture (Le Condottiere Micheletto da Cotignola à la Bataille de San Romano de Paolo Uccello). Autoportrait, 2010. Impression pigmentaire d’archivage sur toile, vernis anti UV, 142 x 142 cm, édition numérotée et limitée à 5 exemplaires. (référence invitation)
Dans sa série Autoportraits à la virgule, l’artiste fait cette fois référence à la typographie avec la création en verre soufflé de Murano de la virgule d’après la police de caractères dessinée par Giambattista Bodoni, à Parme, entre 1771 et 1788 (référence texte Jean-Michel Ribettes) agrandie à la taille de son visage !

JPG - 190.2 ko
Kimiko Yoshida, exposition Blanc, Le 6, mandel galerie Nathalie Béreau

Ill.3 : Autoportrait à la virgule (O’Keeffe Opal), 2005. Tirage photographique contrecollé sur aluminum et Diasec, 28 x 28 cm, édition numérotée et limitée à 12 exemplaires.

JPG - 36.4 ko
Isabelle Tournoud, exposition Blanc, Le 6, mandel galerie Nathalie Béreau

Isabelle Tournoud, Botte de 7 lieux, 2012, sable, 30 x 15 x 25 cm, pièce unique

Isabelle Tournoud quant à elle joue directement avec les mots, détournant certains expressions, offrant une certaine dérision : ainsi la sculpture escarpin en coquilles d’œufs intitulée "Marcher sur des œufs".

Stéphanie Jacques a elle aussi utilisé un titre générique pour un ensemble récent de sculptures : "Miss Métonymie". Ce terme fait principalement référence au langage, à la littérature mais peut aussi s’appliquer à des œuvres visuelles. Ce rapport de voisinage ou de relation logique entre deux réalités amène à des questions sur la manière dont l’artiste peut se percevoir à travers ses sculptures (l’emploi de Miss).
Elle nous pose aussi la question du déplacement tant dans le sens appliqué à ce qu’on voit (la robe ou la colonne vertébrale pour le corps), que la relation à l’autre (lien entre deux robes). Pour Lacan « Le moi est la métonymie du désir », et cette idée pourrait s’appliquer à ses sculptures en osier tressé, courbé qui laissent entrevoir un certain abandon.
Nathalie Béreau, août 2014

JPG - 528.9 ko
Stéphanie Jacques, exposition Blanc, Le 6, mandel galerie Nathalie Béreau

Ill. 2 : Stéphanie Jacques, Sans titre, osier, enduit, 2014, 9 x 25 x 28 cm, pièce unique

JPG - 56.2 ko
Stéphanie Jacques, exposition Blanc, Le 6, mandel galerie Nathalie Béreau

Stéphanie Jacques, Miss Métonymie II, osier enduit, 2013, 100 x 26 x 15 cm, pièce unique

JPG - 29.9 ko
Kimiko Yoshida, exposition Blanc, Le 6, mandel galerie Nathalie Béreau

Kimiko Yoshida, Peinture (Le Peseur d’or de Quentin Metsys). Autoportrait, 2007-2010. Impression pigmentaire d’archivage sur toile, vernis anti UV, 142 x 142 cm, 5 ex.


Repères biographiques

Stéphanie Jacques
Née en 1969. Vit et travaille en Belgique

Formation
Histoire de l’art, option art contemporain (licence et AESS , ULB) Depuis 2000, développement de son travail artistique Formation par la rencontre avec des artisans et des artistes (sélection ) : 2011 « Coiling and looping with recycled and natural materials », avec Lois Walpole, National Vlechtmuseum, Noordwolde, Pays-Bas
2010 « Panier contemporain », stage donné par Klaus Seyfang (All.), France
2009 « Elegant geometry : triangles », stage donné par Mary Butcher et Dail Behennah, Stroud, Angleterre
2005 et 2008 Ecole nationale d’osiériculture et de vannerie, Fayl Billot, France
2006 « Sculpture du bois vert : plats et cuillères », avec Per Helldorff, école d’artisanat Sätergläntan, Insjön, Suède
« Boîtes en écorces de bouleau », atelier de Ramon Persson, Motala, Suède

Expositions personnelles 2014
« Miss Métonymie & C° », Maison de la Culture Famenne-Ardenne, Marche-en Famenne, Belgique
« Miss Métonymie & C° », National Vlechtmuseum Noordwolde, Pays-Bas


Isabelle Tournoud
Née à Angers en 1969. Vit et travaille en France

Formation
1995 Maîtrise d’arts plastiques à Paris I, Panthéon, sous la direction de Mr Cohen
Cours auprès de Jean Da Silva et Côme Mosta Heirt

Expositions 2013
Salon art contemporain Art o’clock, Galerie Nathalie Béreau, CNIT, La Défense
"Si l’art de la parure m’était conté", Château du Rivau, Lémeré
"Une spiritualité au féminin", Musée du Hiéron à Paray-le-Monial + Musée d’art sacré de Dijon, (catalogue)


Kimiko Yoshida
Née à Tokyo, Japon (1963). Rencontre Jean-Michel Ribettes en 1996. Vit à Paris, Venise, Arcachon, Tokyo

Formation
1999 Studio national des arts contemporains-Le Fresnoy, France
1996 École nationale supérieure de la photographie, Arles, France
1995 Tokyo College of Photography, Japon
1986 Bachelor of Arts, Faculty of Literature, Chuo University, Tokyo, Japon

Expositions personnelles 2014
M. I. A. GALLERY, Seattle, WA, USA : Something Blue
THE ROYAL HOSPITAL CHELSEA, London, England : Masterpiece (Daniel Boulakia Gallery)
GALERIE PIERRE-ALAIN CHALLIER, Paris, France : Qui est KY ?

Les œuvres de Kimiko Yoshida sont présentes dans de nombreuses institutions dans le monde.



 
Accueil du site | Contact | Plan du site | Colophon | ©Nathalie Béreau | facebook Facebook |   English | Suivre la vie du site RSS 2.0