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Septembre - Octobre : Exposition Le Pli




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Le Pli
art et curiosités

Exposition du 12 septembre au 26 octobre 2013

Invitation Le Pli, exposition Le 6, Mandel

Camille Meire
Simone Pheulpin
Maryline Pomian
Vincent Floderer
Daniel Rietsch
Pietro Seminelli

Inauguration des nouveaux aménagements et de la décoration du 6, Mandel

Le 6, Mandel
6, avenue Georges Mandel - 75116 Paris - M° Trocadéro
Tél. 01 42 27 27 93
www.6mandel.com
Exposition : Entrée par le 1, rue Greuze, du mardi au samedi de 14h30 à 19h00 (sauf en cas de privatisation ponctuelle du lieu)

Contacts :
> Jean-Christophe Stöerkel (Le 6, Mandel) : contact@6mandel.com
> Commissaire de l’exposition/presse : Galerie Nathalie Béreau


Cette nouvelle exposition intitulée "Le Pli" - sur une idée de Jean-Christophe Stöerkel, propriétaire du 6, Mandel - réunit six artistes, dont deux jeunes diplômés de l’école Boulle, en partenariat avec leur école. C’est également l’occasion de découvrir les nouveaux aménagements de l’hôtel particulier ainsi que sa nouvelle décoration aux niveaux de la salle d’exposition du rez-de-chaussée et de la cuisine en rez-de-jardin.

L’exposition réunit 4 artistes confirmés et reconnus, et deux jeunes diplômés de l’école Boulle, Camille Meire et Daniel Rietsch.
Chaque année, l’école donne un thème d’étude pour la préparation du diplôme et cette année, ce fût le pli, avec comme intervenants auprès des élèves, Vincent Floderer et Pietro Seminelli, artistes exposés au 6, Mandel.
Il était ainsi intéressant de confronter deux générations d’artistes. Enfin, l’exposition est l’occasion de réunir à nouveau deux artistes déjà familières du lieu : Simone Pheulpin et Maryline Pomian.

En lisant la définition du pli*, nous sommes face à des notions apparemment simples, en premier lieu celle de la double épaisseur de matière (papier, tissu, par exemple) rabattue sur elle-même. Le pli est aussi l’angle rentrant d’un mur, à la fois la nouvelle entité obtenue et la rainure formée par cette entité quand on évoque une lettre ou la peau ; il peut-être lisse, parfait, repassé, la mise en pli du coiffeur... ou au contraire signe négatif, facteur d’ennuis.
Car s’il y a un pli, cela sous-entend aussi vieillissement, le mauvais pli au propre comme au figuré, la sinuosité,... Toutes ces significations et sens variés, ne sont que la partie émergée de l’iceberg que l’on peut continuer à explorer intimement avec l’expression les plis du cœur, ou bien dans un autre registre, celui de l’art du pli des drapés dans les peintures et sculptures de l’art occidental.
Et puis l’on plonge encore plus profondément pour arriver à l’étude de Deleuze à propos du pli, Leibniz et le Baroque* ...
Mais notons seulement cette phrase, "Le pli détermine et fait apparaitre la forme, il en fait une forme d’expression" - in Leibniz et le baroque, et nous réalisons que le pli, contient le sens de ce qui nous entoure et aussi de ce qui est en nous.
Nous ne sommes donc pas dans une exposition d’artisanat, où la technique serait mise en avant même si les artistes exposés excellent dans leur domaine. Car ce n’est plus la technique qui nous intéresse - même si elle est bien là, impossible à nier - mais bien l’expression, la sensibilité, la réflexion plastique ou philosophique structurante à chaque démarche et que chaque artiste révèle dans son choix quasi exclusif d’un matériau - papier, tissu, métal, bois -, par une dextérité évidente, presque magique, souplesse du geste maitrisé, révélant bien plus qu’un pli formé, créé.
L’exposition sera donc l’occasion de faire dialoguer des voix différentes. Et, excepté les deux objets des diplômés de l’école Boulle, qui au-delà d’un savoir-faire et de leur beauté ont une fonction utilitaire, l’essentiel de l’exposition dévoilera des sculptures et tableaux-reliefs, œuvres spécialement conçues pour le 6, Mandel.
Nathalie Béreau

(* www.cnrtl.fr/ Gilles Deleuze, "Le pli, Leibniz et le baroque", éd. De Minuit, 1988)

En partenariat avec l’école Boulle pour Camille Meire et Daniel Rietsch

"L’école Boulle, en 2013, c’est plus de 1000 étudiants, 13 métiers d’art historiques, 3 départements de design, 200 étudiants de tous âges diplômés par an avec un taux de réussite très important, des adultes en formation dans tous les domaines des apprentissages.
C’est aussi une école qui abrite un incubateur de jeunes talents, en partenariat avec la Ville de Paris.
C’est donc une multitude d’opportunités pour les étudiants de faire valoir leurs compétences…
Mais l’école Boulle, aujourd’hui totalement rénovée grâce à la Ville de Paris, c’est surtout une certaine idée de la modernité des arts appliqués et de l’artisanat d’art, une école attachée viscéralement au double objectif de préservation des traditions de qualité et d’innovation dans la création et la recherche de nouveaux territoires…
Pour conserver bien vivante cette volonté, le mieux est de s’ouvrir aux partenariats, au monde extérieur, à l’international, mais aussi aux expositions locales et régionales.
L’école est toujours honorée de présenter les travaux des étudiants au public de tous horizons.
Pour cette raison nous sommes particulièrement heureux d’être présents auprès de nos partenaires Jean-Christophe Stöerkel, propriétaire du 6, Mandel, Paris et la Galerie Nathalie Béreau."
Christophe Hespel, proviseur

Camille Meire, "Inro-pan", 2013
Née en 1991
Diplôme de marqueterie, école Boulle, Paris, 2013
Note d’intention : "J’ai extrait deux notions du thème de cette année, contraires mais en même temps complémentaires : le repli et le déploiement. Le pli est une action, une volonté permettant de replier une matière sur elle même, provoquant un enfermement, un dedans et un dehors.
Un intérieur et un extérieur. C’est le repli, qui est une volonté de cacher, de dissimuler, de (se) protéger. Dans la nature, cela peut passer par le camouflage utilisé par les animaux pour se dissimuler et ainsi se préserver de l’agresseur.
C’est un besoin de ne pas se montrer, de (se) préserver, c’est le secret. A l’inverse, le repli amène souvent, ou presque forcément le déploiement comme réaction inverse.
Le déploiement c’est l’ouverture, déplier, c’est alors ouvrir, découvrir. C’est la curiosité opposée au secret, la curiosité peut alors représenter un dilemme. Alors faut-il découvrir le secret au risque de le perdre, ou bien le préserver au risque de ne jamais en découvrir sa nature ? "Inrò-pan" un nom énigmatique désignant le secret des boîtes japonaises inrò et le pan de pandore formant un nom enrobant, enveloppant, pour cette boîte mystérieuse. Cette boîte qui se transmet de génération en génération, a l’aspect d’une roche, symbole de sa propre protection et de celle de son secret. Ce dernier est un parfum contenu dans une fiole sans cabochon, comme souvenir éphémère, une madeleine de Proust qui nous parvient et s’échappe aussitôt après l’ouverture de la boîte. C’est aussi par sa fabrication que l’objet concilie deux époques, avec des matériaux traditionnels comme le bois de rose, le citronnier, le péroba rose, le bois de violette et l’ivoire, et des techniques traditionnelles avec la découpe à la scie et les colles plus anciennes. Viennent en contraste le choix et l’utilisation de matériaux contemporains : ébène, galuchat, nacre noire, carbone et des techniques plus modernes comme la résine et la découpe laser."
Camille Meire

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Camille Meire, "Inro-pan", 2013

Daniel Rietsch, "Perdue entre hier et demain", 2013
Né en 1992
Diplôme de bronzier (option ciselure), Ecole Boulle, Paris, 2013
Note d’intention :
"Pour que la présence de l’ornement soit aussi évidente que la forme, les matériaux et la fonction de mon objet, j’ai créé, grâce à l’outillage, un univers inspiré principalement des fossiles et des couches sédimentaires. Cet univers contraste avec des cubes blancs en plexiglas utilisés pour mon luminaire.
Mais pourquoi avoir fait le choix de cet univers ? Un fossile est le reste ou un simple moulage d’un élément conservé dans une roche, à l’instar de l’outil qui vient déposer sa marque sur le métal.
Le fossile est aussi un témoignage du passé et fait un joli clin d’œil à la ciselure, fossilisée dans son temps.
Les parties ciselées sont aussi fonctionnelles et même vitales. Etant en laiton, elles jouent le rôle de contacts électriques qui animent l’ambiance lumineuse de la lampe et assurent la conduction du courant.
Perdue entre hier et demain, est une lampe d’ambiance proposant une réponse à ma problématique : en effet, en intégrant une ciselure narrative à un objet contemporain (luminaire cubique blanc et modulable) de façon fonctionnelle (contacts électriques, ambiances personnalisables, jeux de lumières), on peut détrôner l’image démodée que l’on se fait d’elle (timbale, feuille d’acanthe..) et se redemander alors : à quel moment notre monde contemporain et notre temps se pliera-t-il à l’ornement artisanal ?"
Daniel Rietsch

Daniel Rietsch, Perdue entre hier et demain, 2013
Daniel Rietsch, Perdue entre hier et demain, 2013

Les artistes du pli

1. Les œuvres de Maryline Pomian (née en 1956, vit et travaille à Paris) sélectionnées font partie de la série "Des ombres blanches" entamée en 1997 et répondant donc au thème du pli.
Une sélection de 7 œuvres tridimensionnelles, à l’aspect formel organique, ainsi qu’une sculpture est ainsi présentée au 6, Mandel.
Travaillant exclusivement le papier à cigarette, l’artiste n’utilise pas de technique spécifique en particulier ou complexe de pliage car contrairement aux apparences, l’artiste ne plie pas son papier, comme dans la technique de l’origami !
Ses œuvres répondent à la démarche d’un sculpteur, plissant et froissant la matière, fragile en apparence mais devenant, sous ses doigts et par le plissé, solide et prenant alors des aspects de textures diverses (nacre, pierre, marbre, coquillage).
Chaque élément créé, se répète comme à l’infini ("La patience de Pénélope"), et une fois toutes réunies, ensemble, ces unités, parfois de dimensions très petites, forment une composition.
Chacune d’elle répondant à une vision sensible, même si la structure est réfléchie à l’avance, intellectualisée ; le hasard n’est donc pas sous-jacent à sa création.
L’artiste déroule son papier d’après un titre qui va lui servir de fil conducteur et qu’elle donne avant même la partie créatrice. Ses reliefs ou installations peuvent être également inspirés d’autres œuvres, comme celle d’Henri Michaux pour "Lignes mescaliniennes", par exemple, dont le tremblé rappelle les encres de l’artiste.
Ecrivaine installée en Australie pendant 15 ans avant de se consacrer à son travail de plasticienne en France, elle reste donc encore aujourd’hui très à l’écoute de l’écriture. D’où parfois des titres dont la signification peuvent aussi évoquer une attitude, un trait ou une action à caractère humain ("Nymphes blondes", "Bon voisinage", "Confrérie", "Offrandes"), créant une ambivalence entre le rendu de la matière et l’idée suggérée.

Maryline Pomian, Nymphes blondes, 41,3 x 61 x 3 cm, papier à cigarette sous capot en plexiglas (détail)
Maryline Pomian, Nymphes blondes, 41,3 x 61 x 3 cm, papier à cigarette sous capot en plexiglas (détail)

2. "Mes réalisations sont le résultat d’une expression instinctive.
La souplesse du matériau et le mouvement de superposition conduisent à des formes avec lesquelles jouent l’ombre et la lumière. Elles sont le reflet d’une harmonie avec le monde naturel".
Simone Pheulpin
Le matériau qu’utilise Simone Pheulpin (née à Nancy en 1941, vit et travaille à Paris) est des plus simples : des bandes d’un calicot non blanchi, un coton brut qu’elle trouve encore, en provenance des Vosges. Ce tissu servait autrefois pour la confection des pneus d’automobiles. Cette matière est rendue méconnaissable et comme modifiée dans sa structure et sa nature par son façonnage en un empilement régulier et dense de plis très fins retenus à leur envers par les épingles.
L’étrangeté des ouvrages ainsi obtenus est troublante : c’est de la pierre que l’on croit voir, les plis se font géologiques, en même temps que les formes, volontiers arrondies, semblent relever de l’organique – animal ou végétal on ne sait, quand n’y apparaît pas cette pierre animale que sont les coquillages.
Pas de dessin. "Je sais ce que je veux", avoue volontiers l’artiste. Rien que la bande entre les doigts, l’épingle pour la fixer ou l’orienter en sens inverse… Elle improvise aussi, car le tissu la conduit. Comme dans tout art, l’idée précède le faire, mais le faire dans sa réalité réinvestit l’idée.
5 grandes sculptures et des petites que l’artiste nomme "Tourbillons" seront exposées au 6, Mandel.

Simone Pheulpin, Anfractuosité 2, 40 x 30 cm, coton, épingles, 2013 (détail)
Simone Pheulpin, Anfractuosité 2, 40 x 30 cm, coton, épingles, 2013 (détail)

3. Par la technique du pliage (connu sous le nom d’origami car très développé et populaire au Japon) sans coups de ciseaux ni ajout de colle, l’artiste Vincent Floderer (né en 1961 à Brive, vit et travaille à St Aulaire) crée des formes très particulières, résultats de son sens de l’observation de formes naturelles organiques végétales ou animales : graines, pommes de pin, champignons mais aussi coquillages ou coraux, etc.
L’artiste plie, replie, déplie, multiplie, retourne son papier mais il le froisse également, ce qui a été une nouveauté peu acceptée à ses débuts mais qui par son apport original a permis à l’artiste de faire reconnaître son travail et ses créations par les grands spécialistes de l’origami comme Paul Jackson.
Et ce tant par ses réalisations plastiques que par ses interventions sous formes de conférences à travers le monde, y compris au Japon.
Le froissage, l’apport d’eau, le brûlage donnent à sa matière première qu’est le papier (toutes sortes de papiers très fins de différentes origines et consistances) une souplesse, une résistance et des qualités plastiques nouvelles. Les 6 œuvres exposées au 6, Mandel feront partie d’une nouvelle série intitulée Biotope, boîtes-vitrines présentant des structures "naturelles" faites à partir de pliages de papiers rares.
Toutes ses réalisations répondant à des modèles mathématiques ou physiques spécifiques, sont le résultat de codes de pliages complexes, longs à imaginer, à maîtriser, à reproduire jusqu’à ce que les doigts en détiennent patiemment la clef. Cependant Vincent Floderer leur confère une dimension artistique et poétique qu’on ne retrouve pas forcément dans l’origami traditionnel. Car il crée des œuvres qui, si elles sont d’une prouesse inimaginable, n’en gardent pas moins leur mystère, et sont si proches de leurs modèles organiques qu’elles créent une illusion stupéfiante, proche du vivant. L’artiste crée en 2000 le CRIMP, Centre de Recherche Internationale de Modélisation par le Pli qui depuis 2012 développe avec le CREID - UTTsroyes – CNRS des recherches pour une structure autoportante éco-conçue, des techniques d’emballages innovantes. Quand l’art rejoint alors la science ...

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Vincent Floderer, "Biotope 1", boîte-vitrine h. 30 x 40 x 12 cm, froissage structuré de papiers rares Manille, Japon, Thaïlande... 2013 (détail)

4. Pietro Seminelli (né en 1968 à St Maur (94), vit et travaille au Molay Littry), a fait sien l’écrit de Deleuze à propos du pli : "Ce travail du pli comme méthode agit sur moi à la manière d’un cadre, d’un vocabulaire. Comme d’autres utilisent des notes, des signes, des mots, j’utilise le pli. La connaissance ne porte pas sur les choses elles-mêmes, mais sur les représentations que nous nous en faisons par l’intermédiaire des formes. Souvent même nous pensons directement avec des formes comme d’autres pensent avec des mots, et le dessin du "pli" est pour moi une des écritures qui articule cette pensée formelle.
La magie du pli à transformer la matière, la fascination qu’il opère sur le spectateur, au-delà de la performance technique, tient peut être du fait, comme le décrit si bien Deleuze, que le pli est par essence un vocabulaire de morphogenèse.
A quelque échelle que nous portions notre attention, notre regard, le pli est partout… montagne, vallée sont les maîtres mots des "plieurs" et pour cause… les plis de la terre labourée, sillonnée, les plis de la feuille de hêtre se déployant au printemps, les plis nervures de la coquille saint Jacques, les plis de notre peau.
Les registres sont infinis et multiples". Au 6, Mandel seront exposées 6 œuvres, pour certaines inédites où les formes et les motifs évoquent les écailles de protection, l’armure ; le papier se faisant par le pli, sculpture-vêtement.
Pietro Seminelli retourne ainsi à la source de l’étymologie du mot pli : en effet, ca 1130 plei est la « partie mobile formant articulation dans une armure » (Gormont et Isembart, éd. A. Bayot, 94)*.
Pour la première fois, des dessins seront également à découvrir, inspirés par le test de Rorschach, nouvelle piste que l’artiste commence à explorer, esquivant ainsi le cadre spécifique du savoir-faire (Maitre d’art en 2006 en art textile et art du pli par le Ministère de la Culture).
"Avec cette proposition du 6, Mandel d’une exposition sur "Le Pli", j’ai souhaité faire état de ce vocabulaire et promener le visiteur à la fois dans les nourritures intimes à l’œuvre, et ex-pli-citer que même sous-jacentes, même à l’effacement, elles ne cessent pas moins d’infuser magie, mystère et fascination".
Pietro Seminelli

Pietro Seminelli, "Coiffe paonesque", boîte-vitrine 53 x 122 cm, kraft plissé et teint aux encres et oxydes, 2013 (détail)
Pietro Seminelli, "Coiffe paonesque", boîte-vitrine 53 x 122 cm, kraft plissé et teint aux encres et oxydes, 2013 (détail)

(* www.cnrtl.fr)

Interview de Jean-Christophe Stöerkel sur BFM Business : présentation et œuvres de l’exposition >
http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/paris-est-a/sorties-jour-jean-christophe-stoerkel-proprietaire-6-mandel-paris-est-a-27-09-148866/



 
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