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Septembre 2012 Miki Nakamura & Jean-Michel Letellier




Jean-Michel Letellier : pièces uniques en pâte à papier
Miki Nakamura : édition de 8 ex. sous plexiglas, signature et numérotation par gravure par l’artiste sur la boîte, fibre de mûrier à papier (kozo)
Certificat d’authenticité par la Galerie N. Béreau

CV, Visuels des œuvres disponibles à la vente


"Métamorphoses du papier II"
Miki Nakamura & Jean-Michel Letellier
Exposition du 13 septembre au 20 octobre 2012

Lieu : Le 6, Mandel, Paris
6, avenue Georges Mandel - 75116 Paris
Ouvert pendant l’exposition (entrée par le 1, rue Greuze) : du mardi au samedi de 14h30 à 19h
Entrée libre
M° Trocadéro / Parking 65 avenue Kléber
T 01 42 27 27 93

L’exposition est également l’occasion de présenter en avant-première la collection GEN de Benoit et Sayuri Louvigny, chocolatiers à Angers (49) : création du motif par Jean-Michel Letellier.
Chocolat et art contemporain pour une rencontre créative originale et de haut niveau gastronomique.

Commissaire de l’exposition :
Galerie Nathalie Béreau, Chinon
T Pro 06 79 71 26 44


Miki Nakamura & Jean-Michel Letellier : l’exposition au 6, Mandel, Paris Métamorphoses du papier II

Pour leur seconde exposition au 6, Mandel, le couple franco-japonais Miki Nakamura et Jean-Michel Letellier nous offrent leurs toutes dernières créations pour (re)découvrir leur matière de prédilection, à savoir le kozo (mûrier à papier) sous forme de fibre ou de papier. Reprenant le titre de leur première exposition, nous avons voulu ici les retrouver dans ce qui fait leur identité créatrice et en même temps les exposer à de nouveaux enjeux.
Miki Nakamura, japonaise, bouddhiste, maman, artiste ne pouvait pas ne pas se sentir concernée par l’histoire récente de son pays.
Vivant en France, retournant régulièrement au Japon, elle n’est que plus sensible à la notion de l’éphémère, de la beauté et fragilité de la vie. La direction amorcée lors de la dernière exposition se confirme avec ses nouvelles créations en fibres de mûrier en se développant autour des thèmes de la vie, de la féminité.
Sous des formes extrêmement concrètes, elles surgissent comme des modélisations de la femme, de la fécondité et du chemin de vie : Poire ou la femme callipyge, huître perlière, Chaussons de naissance, Nid avec œufs, coquilles d’œufs cassées, galets amoncelés à la rondeur suggestive, ...
La délicatesse de la matière soutenue par des compositions simples et élégantes nous fait découvrir des œuvres fines, emplies de grâce. La coque de protection en plexiglas ou en verre en accentue la préciosité. Le blanc immaculé sans aucune couleur ajoutée leur donne enfin une dimension presque diaphane. Le crâne d’enfant, nous fait cependant réaliser la maturité de l’artiste et sa conception de la vie à travers cette vanité : la vie par sa beauté a son revers, celui cruel de la disparition.

Miki Nakamura a également développé depuis sa première exposition au 6, Mandel son approche des éléments naturels marins. En combinaison simple ou en composition minimaliste, elle crée un ensemble de sculptures comme en suspension dans l’eau : Moules, Perle, Anémone, Champs de fleurs, Abysse... Pour ses grandes colonnes de Méduses, certaines, par un système lumineux sophistiqué, donnent d’autant plus l’illusion des fonds aquatiques.
En intérieur ou en extérieur, l’artiste propose ainsi des créations qui pour certaines se rapprochent des arts décoratifs comme ses tables basses (avant-première) où les feuilles en fibre semblent se mêler avec subtilité à celles des arbres alentours.
A quatre mains avec Jean-Michel Letellier, l’artiste a réalisé des sculptures d’extérieur présentées au festival de Chaumont-sur-Loire et qui seront exposées dans le jardin du 6, Mandel.
Ce sera l’occasion de découvrir leur nouveau travail en fibres de papier prises entre deux verres pour l’extérieur (commandes essentiellement).
Jouant avec la lumière naturelle ou des éclairages au sol, les sculptures créent de nouveaux rythmes dans le jardin, jeu d’illusion entre le végétal naturel et celui réalisé par les deux artistes.

Aux créations en volume de Miki Nakamura, répondent les créations suspendues de Jean-Michel Letellier.
La série des Graminées, montrée pour le première fois en 2009 au 6, Mandel, puis interrompue il y a un an et demi, a repris de plus belle cet été avec des propositions moins frontales, plus souples dans le geste et un travail de dégradés de gris soutenus, proches de la peinture.
L’inspiration de l’artiste vient directement de ses recherches picturales pas forcément montrées, mais base de ses créations papier.
"Les séries fonctionnent ou non", Jean-Michel Letellier sachant quand s’arrêter si le geste ne lui semble pas juste.
L’équilibre est donc une perpétuelle recherche et l’on retrouve la même impression de sérénité en mouvement dans les nouvelles séries présentées : Cercles, Segments.
Cet équilibre se retrouve également dans chaque création, entre la masse de papier, dense mais translucide, les pleins et les vides.
Les couleurs présentes se développent dans une palette sourde, proche des pigments naturels et renforcent l’impression d’harmonie : blanc, noir, gris, vert-de-gris, marron.
Le graphisme souple et abstrait des papiers de Jean-Michel Letellier est évocateur de paysages auxquels l’artiste donne des titres qui nous ramènent à des souvenirs de promenades, comme Fleuve.
Cette sensibilité assumée nous offre ainsi des créations d’une densité rare comme le polyptique "Tsunami" qui sera aussi exposé, autre exemple de ce "calme retrouvé, après la tempête".

Jean-Michel Letellier a déjà travaillé avec des architectes, des paysagistes pour des réalisations monumentales, en intérieur et en extérieur.
Deux grands panneaux décoratifs "Bulles" seront ainsi présentés.
Mais c’est une autre collaboration qu’il faut présenter maintenant.
Jean-Christophe Stöerkel du 6, Mandel et Nathalie Béreau sont en effet heureux de présenter en avant-première une création par l’artiste d’un motif pour un jeune chocolatier d’Angers, Benoit Louvigny et de son épouse et collaboratrice, Sayuri.
Cette présentation s’inscrit dans une démarche logique et cohérente de programmation du lieu.
Nathalie Béreau, août 2012

"La collection GEN créée par Benoit et Sayuri Louvigny, a un objectif de retour aux sources et aux origines aussi bien par le goût que par le graphisme. Ce couple franco-japonais a recherché un moyen gustatif de retranscrire de façon la plus honnête et brute possible le parfum de chaque terroir des fèves de cacao, sans concession aucune.
Dans la conception de leurs ganaches, ils ont choisi de remplacer le chocolat par le 100 % pur pâte de cacao d’origine. A ce stade le sucre est totalement maitrisé. Il est minimisé pour une mise en valeur extrême du cacao. Les spécificités de chaque terroir sont alors distinctes et explosent en bouche.
Graphiquement, inspirés d’une toile de Jean-Michel Letellier, les motifs reproduits sur les ganaches représentent un élément à part entière de l’œuvre de l’artiste. De manière brute et aléatoire, son œuvre apporte un réel sens visuel aux bijoux que sont les chocolats Louvigny.
Ces cinq différentes ganaches sont mises en valeur dans un coffret sobre et moderne accueillant douze bonbons de chocolat.
Nouvelle collection de 5 différentes ganaches d’origines rares :

- Ganache chocolat noir (75% de cacao) mono-origine Venezuela, variété très rare Criollo, plantation de la Hacienda San Jose Puertomar
- Ganache (100 % pur pâte de cacao) mono-origine Pérou, variété rare Trinitario, plantation de la vallée d’Apurimac
- Ganache (100 % pur pâte de cacao) mono-origine Madagascar, variété rare Trinitario, plantation de la vallée du Sambirano
- Ganache (100 % pur pâte de cacao) mono-origine Equateur, variété rare "Nacional", plantation des provinces Bolivar et Esmeraldas
- Ganache (100 % pur pâte de cacao) mono-origine Tanzanie, variété rare Trinitario, plantation région de Morogoro"
Texte de présentation de la collection par Benoit Louvigny


Miki Nakamura & Jean-Michel Letellier : parcours et point technique

> A sa sortie de l’Ecole des Beaux-Arts d’Osaka en 1997, Miki Nakamura, née en 1974, fait une spécialisation en architecture lumière ce qui l’a amenée à étudier les potentialités du papier pendant 3 années dans un atelier à Shikoku. Après un séjour de 9 mois en Chine dans la région de Hang Zhou (berceau du papier) elle rejoint Jean-Michel Letellier, artiste papier confirmé, avec lequel elle travaille. Elle s’installe en France et y expose depuis 2004.
Elle utilise l’aubier du bois, réseau naturel qu’elle étire en dentelles pour finalement le déposer sur des formes simples, matrices à ses sculptures posées ou suspendues.

> Avant de faire son premier voyage au Japon, Jean-Michel Letellier utilisait le papier comme support à ses encres, à ses dessins à la cire, et comme matière à ses pliages. En 1997, suite à son désir de le fabriquer - dans l’intuition qu’une tradition vieille de 2 000 ans pouvait être revisitée -, il fut accueilli dans un atelier japonais pendant 2 mois. Avec ses premières pièces, il est lauréat de la Villa KUJOYAMA (Villa Médicis au Japon) en 2000 et trouve l’atelier qui lui permet de développer une expression graphique avec le seul jeu de la matière. Lors de son séjour, il revisite l’idée de la feuille au point de la concevoir comme une sculpture, alternant la matière et le vide.
En 2005, inspiré des cloisons japonaises il met au point un procédé pour insérer le papier dans le verre afin de le protéger ou pour l’inclure dans la résine acrylique et pouvoir l’éclairer par des diodes.
En développant ses concepts il conçoit ainsi des applications pour l’architecture contemporaine.
De la fibre de papier, J.-M. Letellier fait naître des compositions à la limite de l’abstraction, où les pleins et les vides se rencontrent par un réseau d’entrecroisements plus ou moins denses.
L’art gestuel à une place primordiale puisque c’est par le geste que l’artiste va créer ses motifs.

> Les deux artistes partent de la fibre de Kozo (mûrier à papier) non pour fabriquer un support mais pour en faire le point de départ à leur expression. Peu d’artistes (2-3) dans le monde travaillent à même la fibre, et le couple est le seul hors d’Asie à développer, imaginer des façons de faire qui par des techniques très simples (projection d’eau, ficelle trempée dans la fibre, teinture à travers un tamis, etc.) et manuelles les amènent à créer des formes dans des compositions originales.
Les œuvres ainsi obtenues dérivent de l’imaginaire propre à chacun ou également en commun, sachant que depuis leur rencontre en 2004, leurs créations donnent lieu à un dialogue permanent, à des échanges, à un regard croisé sur le travail de l’un et de l’autre.
Nathalie Béreau, août 2012



Miki Nakamura, Papillons, 2012

 
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