art contemporain - Galerie Nathalie Béreau

Mars 2012 : Tout un cinéma !


Tout un cinéma ! Ender et Fabrice Montignier

Du 18 mars au 22 avril 2012
Tout un cinéma !
Ender, pochoir
Fabrice Montignier, dessin
Affiches de cinéma à l’occasion des 20 ans de l’association "Cinéma Le Rabelais" de Chinon (avec le concours du Lions Clubs de Chinon-Bourgeuil)

Lieu : Chai Pierre et Bertrand Couly
Rond-Point des Closeaux, Route de Tours
37500 Chinon
Tél : 02 47 93 64 19
Entrée libre du lundi au samedi : 10h30-12h30 / 14h00-18h30
Ouvert tous les jours à partir d’avril

www.pb-couly.com
contact@pb-couly.com
Commissaire exposition : Galerie Nathalie Béreau
Présente sur RV / Tél : 06 79 71 26 44


L’exposition

Cette exposition est l’occasion de proposer une sélection non exhaustive, très subjective de grandes affiches de cinéma pour célébrer les 20 ans de l’association "Le Cinéma Rabelais" de Chinon (avec le concours du Lions Clubs Chinon-Bourgueil pour le prêt des affiches).
Ces affiches nous plongent dans des univers graphiques très divers, des souvenirs colorés et décalés … Les évadés de la planète des singes, La cuisine des anges, Le bon la brute et le truand, etc…
Des films français sont également représentés comme Elle boit pas, elle fume pas, …. mais elle cause.
D’un grand format (120 x 160 cm), les affiches sont exposées à l’accueil du chai mais surtout dans la partie de vinification, où elles prennent toute leur place sur les grands murs en béton brut.

Dans l’espace de dégustation deux jeunes artistes français sont exposés.
Ils proposent dans des approches, des techniques et des styles différents leur vision personnelle du cinéma.
Ender : autour de personnages célèbres du cinéma tels Laurel et Hardy, Alex DeLarge d’Orange mécanique, ou bien Laurence d’Arabie, mais aussi Chaplin l’artiste de rue Ender a réalisé un ensemble de pochoirs sur différents supports : papier, verre, bois jouant pour certains sur un rendu en relief des plus hypnotiques.
Fabrice Montignier : n’utilisant que des plans fixes de films (inserts, plans de coupe, amorces), l’artiste crée une nouvelle image : c’est un dessin de 14 x14 cm entièrement au stylo bille et donnant à voir ce qui s’incruste "malgré tout dans l’inconscient du spectateur". Cette recherche nous emmène de Sunset Boulevard à Duel, le premier film de Spielberg….
© Nathalie Béreau, 2012

A propos de l’Association Le Cinéma Rabelais de Chinon

Les premières traces de l’apparition du cinéma à Chinon remontent au 9 mai 1898. C’est ainsi que trois ans après l’invention par les frères Lumière de ce qui sera considéré plus tard comme le septième Art, les Chinonais découvrent le Cinématographe.
Après des débuts chaotiques mais prometteurs, le cinéma s’installe en 1922 dans un bâtiment de la rue Jean-Jacques Rousseau, pour ne plus le quitter.
En septembre 1991, la ville de Chinon rachète le cinéma – afin d’en éviter la fermeture – avec l’aide du Centre National de la Cinématographie.
Le 21 mars 1992 se crée l’association “Cinéma Le Rabelais”
qui non seulement, gère et anime le cinéma mais aussi participe à la vie chinonaise en se joignant à d’autres partenaires (Bibliothèque, Association Culture Loisirs Accueil et Animation en Chinonais,...) et en développant son action envers tous les scolaires (Primaire, Collège et Lycée).
Depuis sa création, l’association “Cinéma le Rabelais” a accueilli de nombreux réalisateurs venus présenter leur film et discuter avec le public. La plupart sont bien connus des cinéphiles : Agnès VARDA, Yves ROBERT, Lucie AUBRAC, Bertrand TAVERNIER,...).
Quant à la programmation des films classés “Art et essai”, elle s’effectue grâce à l’association “Ciné Plus” qui, depuis 2008, nous propose un festival : “Cinéma d’Ailleurs” qui se déroule en septembre.
L’année 2011 a été celle du passage au numérique et à la 3D. Quant à la fréquentation, elle fut de 34000 entrées, une bonne année cinématographique.


Les artistes

Ender

Né en 1973 à Paris. Technique du pochoir

DANS LA RUE : Depuis 2009, interventions régulières dans les rues de Paris
2011 Interventions dans les rues de Rome, Naples, Florence (Italie), St Brieuc, Marseille, Lille, Tours, Vitry sur Seine ...
2010 Juin Paris, Rue-Stick 4, exposition urbaine collective
Sept. Regensburg (Allemagne) Country Arts Project
2009 Sept. Rennes, projet Palimpseste
Paris, Rue-Stick 3, exposition urbaine collective
Octobre Sao Paulo (Brésil) projet Street art without borders
Novembre Tel Aviv (Israël) Reuse project 3

EXPOSITIONS
2012 Galerie ligne 13, Paris : 12 artistes pour 2012
Galerie Nathalie Béreau, c°/Chai Couly, Chinon : Tout un cinéma ! Avec Fabrice Montignier
2011 Oblomov, Rome, Pigneto
Glazart, Paris : Exposition 40 street artistes au carré
Le 16 Tholozé, Paris : Exposition classixx mondayz
2010 Galerie Dunia, Vitry sur Seine (94) : Vitry Jam 5
Vente aux enchères au Fouquet’s, Paris : Rotary club 95
Galerie ligne 13, Paris : Autoportraits et portraits de maîtres
Galerie ligne 13, Paris : Cinemaniaque

Depuis Septembre 2011, exposé de façon permanente à la Galerie Ligne 13, rue de la Condamine 75017 Paris

LIVRES 40 street artistes au carré, Editions Kawa, de Chrixcel ISBN 978-2-918866-09-1
Vitry vit le street art, Criteres éditions, de Silhol, Oxygène, Rouly ISBN 978-2-917829-52-3
Paris Pochoirs, Éditions Alternatives, de S.Longhi et B.Maitre ISBN 978-2-862276-71-7 Ender a vécu 25 ans dans le quartier de Belleville à Paris (haut-lieu du street art parisien dans les années 80), des murs qui marqueront le petit garçon qu’il était. Il est comédien professionnel depuis plus de 15 ans. Le plus souvent, ses interventions dans les rues, sont des pochoirs réalisés préalablement sur papier et collés sur les murs. Le choix du collage plutôt que de la peinture directe sur le mur provient d’une double nécessité.

D’une part, ses pochoirs sont composés de 3 à 6 layers (matrices utilisées pour chaque couleur, et peintes en couches successives), la mise en œuvre, longue, est donc peu compatible avec le travail dans la rue sans autorisation…
D’autre part, les œuvres sur papier ont vocation à exister sur le mur de manière extrêmement éphémère, l’objectif est de surprendre le passant-spectateur, de le faire sourire devant l’apparition soudaine, au matin, d’un pochoir sur le mur. Sa disparition, parfois rapide, parfois moins, due aux services de nettoyage de la ville, aux « collectionneurs », aux intempéries, à l’action du temps qui irrémédiablement effacera le pochoir, cette disparition, donc, est partie intégrante de l’œuvre, et du support utilisé.

"Mes interventions dans la rue ne sont pas si éloignées de mon activité de comédien, mes pochoirs sont mes personnages, la rue, le théâtre. Le tout est de mettre en scène, de faire correspondre les deux pour que le mur donne du sens aux pochoirs, le pochoir du sens au mur. Une fois le collage réalisé il vivra sa courte vie, il devient la propriété des passants qui poseront ou pas le regard sur lui. Avant d’être arraché, tagué, volé parfois, ou nettoyé, j’espère qu’il aura étonné et donné un sourire à ceux qui auront eu la gentillesse de le regarder."

Les thèmes des œuvres d’Ender sont multiples.
Les Mariolles représentent des enfants (préalablement photographiés par l’artiste) tirant la langue. Espiègles et narquois, ils interrogent le spectateur sur sa propre part d’enfance, sur cette insouciance perdue…

Les Gargouilles ou plutôt les chimères, pendant historico-fantastique des Mariolles, boudeuses, rêveuses, endormies, hilares... les démons aussi sont en proie à des sentiments contrastés...

Les réinterprétions d’œuvres classiques : autoportrait en Persée brandissant la tête de Méduse, Artémis à l’arc d’or, la bataille de Cascina, les portraits de De Vinci, Michelange, Le Caravage, Rodin, Chopin... comme autant d’hommages aux artistes qu’il affectionne.

De même que dans la rue, où œuvre et support interagissent, son travail en atelier suit le même processus. Les œuvres récentes sur bois font participer le spectateur, il doit se positionner précisément afin de découvrir l’image reconstituée. Ainsi, pochoir, support et spectateur se retrouvent liés.


Fabrice Montignier

"Une Oreille dans l’herbe de Fabrice Montignier est une récréation graphique et une tentative ludique de travailler autour du cinéma. Les films choisis ne sont pas les représentants d’une cinéphilie idéale.
Méprisés ou respectés, ils sont ici pour la force de leurs images.
Je n’utilise que les plans fixes offerts par le film. Ce sont ces morceaux (inserts, plans de coupe, amorces), à la fois représentatifs et anonymes, qui s’incrustent malgré tout dans l’inconscient du spectateur.
Ce sont ces morceaux que je vais assembler et remettre en scène."
Le titre de chaque œuvre est le titre du film, chaque dessin mesure 14x14 cm et est réalisé au stylo bille sur papier.
Sunset Blvd (Billy Wilder – 1950)
Peut-être le film sur la mythologie hollywoodienne, tant par son casting de vieilles gloires jouant quasiment leurs propres rôles (Gloria Swanson, Eric Von Stroheim), que par son affluence sur le cinéma américain contemporain (Mulholland Drive notamment).
Repo Man (Alex Cox – 1984)
L’un des premiers films revendiqué et considéré comme punk. Le film est d’une incroyable liberté stylistique et scénaristique et fourmille d’images folles.
Slugs muerte viscosa (Juan Piquer Simon – 1988)
Réalisée par un routier du cinéma populaire espagnol est une curieuse co-production hispano-américaine. Outre ses nombreuses outrances visuelles, c’est l’un des rares films mettant en scène des limaces tueuses. Duel (Steven Spielberg – 1971)
En adaptant cette nouvelle de Richard Matheson, Steven Spielberg pose les bases de son cinéma et celles du film de monstre moderne.
Le Pacha (Georges Lautner – 1968)
C’est un cas intéressant du cinéma policier français. Il sert de lien entre le milieu du gangstérisme d’après guerre (l’argot fleuri d’Audiard) et l’arrivée de l’esprit pop (le commissariat futuriste, Gainsbourg).
Long Weekend (Colin Eggleston – 1978)
Ce film australien s’inscrit dans la catégorie du survival (Delivrance étant le maître étalon du genre) et flirte avec le fantastique. Ici pas de rednecks, juste une faune et flore luxuriantes et revêches.
Cette femme-là (Guillaume Nicloux – 2003)
Deuxième volet d’une trilogie commencée avec Une Affaire privée, et qui se terminera avec La Clef, Guillaume Nicloux ajoute à son récit policier, certains motifs du conte de fée.
Willy Wonka & the Chocolate Factory (Mel Stuart – 1971)
Première adaptation du roman de Roald Dahl, elle est fidèle au roman dans son ambiguïté et son délire visuel.
Futureworld (Richard T.Heffron – 1976)
Mettant en scène un vrai défouloir pour l’américain moyen, le film couvre un large spectre de l’imagerie populaire. De l’anticipation au film de cape et d’épée en passant par l’érotisme et le western.
Les Chiens (Alain Jessua – 1979) Utilisé pour le carton d’invitation de l’exposition
Un western urbain où les grandes rues vides de Marne-la-Vallée servent aux duels. Gérard Depardieu excelle en maître-chien tendre et effrayant.


cv de Fabrice Montignier > estampes



 
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